Charte de paysage & d’urbanisme - cerdagne

Les enjeux


Les orientations de la charte de paysage et d’urbanisme sont une étape majeure de ce document-cadre, qui devient ainsi un véritable contrat, un véritable support de propositions.

Trois types d’actions que la commune peut développer :
➽ les actions concrètes, à court ou moyen terme par exemple : la gestion des déchets, la création, l’entretien et la gestion des espaces publics ;
➽ la planification, qui passe par l’élaboration des documents d’urbanisme ;
➽ la pédagogie, action dynamique qui doit tenir compte du long terme.La charte est une action publique à caractère incitatif. Il s’agit donc d’encourager les comportements d’acteurs soit en les initiant, soit en soutenant les démarches partenariales déjà engagées.

Il est à préciser que la charte ne peut pas résoudre tous les aspects de la vie communale, mais se recentre sur les axes forts du paysage et de l’urbanisme. Exemple : le lien entre l’activité agricole qui doit être encouragée et soutenue, et le développement maîtrisé des projets urbains.

La charte de paysage et d’urbanisme et les autres outils développés par le Parc (cf. : cahiers de préconisations et guide pratique du Parc des Pyrénées catalanes) peut néanmoins accompagner le travail sur des thèmes utiles à l’élaboration des projets communaux, tels que les implantations des futures constructions, l’orientation du bâti, la création de voieries, la possibilité de réinvestir des bâtiments existants…
En conséquence, il convient de considérer la charte comme un outil qui permet au minimum de porter un diagnostic précis (pouvant être remis à jour), de proposer aux habitants une meilleure connaissance des communes, et bien entendu de permettre une articulation de plusieurs échelles de connaissance, entre la dimension du Parc naturel régional dans son ensemble, celle des territoires et des habitants.

La planification et la gestion communales

La composition urbaine / Continuité / Discontinuité du domaine bâti

Cet aspect du développement communal pose dans de nombreux cas des problèmes d’évaluation au bureau d’étude chargé du document d’urbanisme. En effet, entrent en jeu des considérations antagonistes dont l’origine se trouve principalement dans l’évolution des besoins, des moyens et des normes actuelles (normes réglementaires, sociologiques, culturelles). La composition urbaine doit également intégrer l’approche intercommunale. L’objectif est d’organiser de nouvelles extensions en cohérence avec le village initial et le reste du territoire.

On voit bien ici la difficulté à trouver le mode d’extension correct, qui proposera de nouvelles possibilités sans nuire à l’intérêt paysager.

Dans les principes généraux qui régissent le cadre bâti d’une commune et son évolution, certains équilibres contribuent à déterminer le cadre urbain communal :
➽ le rapport habitat collectif/habitat individuel ;
➽ le rapport habitat permanent/résidences secondaires ;
➽ le bourg centre : restructuration urbaine ou réhabilitation des vacants ?
➽ l’arbitrage entre pression urbaine et enjeux agricoles ;
➽ le taux de développement communal et le choix des cibles : habitat, emploi, commerce, tourisme ?
➽ la valorisation de l’espace paysager collectif ou protection des situations individuelles ?
➽ quel engagement communal dans une démarche pour la maîtrise foncière ?
➽ respect et valorisation des patrimoines culturels et naturels.


Les perspectives de développement sont très inégales, mais le paysage reste le bien commun.


Objectif : limiter les déséquilibres territoriaux, homogénéiser les efforts réglementaires, harmoniser le développement local en renforçant l’identité du Parc.

Pour cela, un outil : le document d’urbanisme à composante intercommunale qui spécifie notamment que toutes les études d’élaboration ou de révision des documents d’urbanisme aborderont leur diagnostic sous l’angle paysager par priorité.

Les actions liées à l’activité touristique et au développement durable

Il faut accompagner la prise de conscience émergente de l’enjeu touristique, du poids que pourra représenter le capital paysage dans la balance économique de l’avenir.
La difficulté reste celle de l’évaluation de la valeur exploitable de ce capital, à court, moyen ou long terme, et de l’impact du développement du cadre bâti sur cette valeur.
Accueillir des visiteurs pour « vendre le paysage », oui, mais les structures d’accueil ne vont-elles pas en diminuer l’attractivité ?
La réponse contient des termes de mesure et de qualité.

Sur le plan de la mesure, quel est le bon compromis entre l’accueil et la préservation ?

Les principaux enjeux sont l’harmonisation intercommunale du développement et surtout, la maîtrise de ses équilibres démographiques, économiques et sociologiques.

Sur le plan qualitatif (et c’est là que la charte intervient en premier), la charte doit fournir à tous les opérateurs le référentiel qui leur permettra d’associer leur action à celle du sens commun, c’est-à-dire au respect raisonné du patrimoine, au respect des règles de prise en compte des besoins nouveaux et des moyens offerts pour y répondre.



Dossier de restitution : Nathalie DUMONT FILLON et Xavier DAURES;
Crédit photographique : Nathalie DUMONT FILLON, Xavier DAURES et Nicolas PETTINI;
Coordination : Parc naturel régional des Pyrénées catalanes;
Comité de pilotage composé des élus de la Commission urbanisme et aménagement et de monsieur Grégoire VALLBONA - Maire d’Egat,
Vice-président du Parc et Président de la Commission urbanisme et aménagement ;
Soutien technique et financier : Conseil Général des Pyrénées Orientales, du Conseil Régional de Languedoc Roussillon, de l’Europe et du programme LEADER +, de l’Etat et notamment de la DIREN Languedoc Roussillon ainsi que de l’ensemble des partenaires du Parc : DDE 66, DDAF 66, Chambre d’Agriculture 66, ONF 66, RTM 66, CAUE 66, SDAP 66, SAFER Languedoc Roussillon, Odit France.